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  <title>Le Bourlingueur</title>
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  <title>Île d'Yeu</title>
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  <dc:date>2006-08-09T16:30:41+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>nicolas</dc:creator>
  <dc:subject>Vendée</dc:subject>
  <description>« Grain de granit détaché du chapelet des îles bretonnes »</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>«&nbsp;Grain de granit détaché du chapelet des îles bretonnes »</p> <p>Depuis le début du voyage, chaque île nous a présenté son lot de petites difficultés, de surprises ou de rencontres incongrues… Nous savions donc que notre sejour à Yeu, en plein mois de juillet, serait de la même manière un voyage à lui tout seul, entraînés çà et là par les anecdotes, perles et personnages de l’île que nous espérions bien débusquer.</p>

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<p>Nous fûmes d’abord surpris par l’éclat méridional de l’Île d’Yeu sur cette partie de l’océan&nbsp;:</p>


<p>Au Sud, la Côte Sauvage, accidentée par des grottes secrètes et des petites anses encastrées, se coiffe d’une vaste lande rase et présente d’indéniables similitudes avec les plus belles franges du littoral breton. Au printemps, mouiller devant le Vieux Château, au Port de la Meule ou devant le Port des Vieilles, vaut largement le charme et la quiétude des plus sauvages criques bretonnes.<br /><br />


Au Nord, la côte se fait plus basse et alterne entre un littoral escarpé, au nord-ouest, et de vastes plages protégées, après Port-Joinville, qui introduisent les paysages vendéens.</p>


<p>Tiraillées par cette double ressemblance avec la Bretagne et la Vendée, les islais se targuent souvent de posséder une culture propre, issue de leur longue histoire de commerce maritime et de pêche. On note vite que l’odeur des pinèdes, le climat insulaire, les blanches maisons de pêcheurs ou le caractère chaleureux de ses habitants confèrent à l’Île d’Yeu un doux parfum de méditerranée, qui se marie à merveille avec l’incroyable pouvoir d’attraction propre aux îles de l’Atlantique.
Les falaises et amoncellements chaotiques, suspendus à la lande rase, vous suivent ici pas à pas. Par endroits, la végétation herbacée laisse s’échapper des cyprès dénudés et quelques pierres dodues sur lesquelles aiment se percher les goélands marins et argentés. La mer, omniprésente, roule avec fracas au pied des rochers et l’on ne peut se lasser de ces points de vue vertigineux qu’offre la côte Sud de l’Île d’Yeu.</p>



<p>Malgré le nombre de touristes et le fait que tous les restaurants, bars et hôtels étaient bondés pendant nos 3 jours d’escale, la collecte d’informations se déroula comme prévu. Nous nous fîmes prêter des scooters pour sillonner l’ensemble des criques de l’île et prendre de belles photos des mouillages sélectionnés&nbsp;: <strong>Ker Châlon , Port des Vieilles, Port de la Meule , Anse du Vieux Château</strong>…Ceux-ci n’ont rien à envier aux plus belles criques de Groix, Belle-île ou Houat. On y retrouve de larges anses sculptées par les éléments et de belles plages blondes habillées d’une eau turquoise.</p>


<p>Olivier se fit une joie de nous trouver les bons petits bistrots des quais de Port-Joinville. Il faut savoir qu’à l’île d’Yeu, toutes les occasions sont bonnes pour faire la fête&nbsp;: tournois de tennis, de football, ou encore concerts des Tribordais («&nbsp;partons la mer est belle…&nbsp;! »). Les quais, où se concentrent les principaux bars et cafés de l’île, s’animent  dès la tombée de la nuit de groupes de jeunes qui oscillent d’un comptoir à l’autre, un verre à la main ou le nez dans une gaufre. Nous avons, pour légitimer nos articles bien évidemment, épurer en trois soirs une bonne partie des cafés de Port-Joinville et en avons sélectionné certains, dont le bistrot à l’ambiance folklorique, l’<strong>Escadrille</strong>, où une jeune serveuse fit tourner la tête de notre petit Olivier. Après avoir pris son numéro, il aurait passé une soirée «&nbsp;meet-hic&nbsp;! », (selon ses mots) dont nous ne connaissons rien. <br />
L’été avait bel et bien commencé.</p>


<p>Je rencontrai quant à moi le conservateur et amoureux de l’île Maurice Esseul (que je remercie une nouvelle fois), qui m’a longuement exposé l’histoire insulaire, notamment à travers l’exemple du vieux château, puisqu’il travaille depuis des dizaines d’années à sa restauration. En plus d’avoir passé un bon et instructif moment, j’en avais largement assez pour partir plancher quelques heures sur notre introduction historique de l’île.</p>


<p>A la fin de notre escale à l’Île d’Yeu, nous prîmes la décision, en accord avec l’équipe parisienne du Bourlingueur, de commencer notre remontée de la Bretagne pour finir cet incroyable voyage par les <strong>Îles Anglo-normandes</strong>. Partis depuis plus de 6 mois, après plus de 100 ports visités de fond en comble et près de 5000 km de côtes parcourues, nous achevions donc notre descente sur le littoral français.
Nous pensons que l’Île d’Yeu marque une jonction cohérente entre notre guide Bretagne Sud et le prochain guide sur les ports de la Vendée, du Sud-Ouest de la France et du Pays Basque espagnol.</p>


<p>Certaines îles, que nous n’avions pas pu visiter pendant l’hiver, nous attendaient tout de même sur la remontée avant les Anglo-normandes&nbsp;: <strong>Houat, Sein, Bréhat</strong>… Encore un beau programme en perspective…</p>




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Les Bourlingueurs, fidèles aux ports...<br />
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</item>
<item rdf:about="http://www.lebourlingueur.com/blog/index.php?2006/07/27/73-saint-gilles-croix-de-vie">
  <title>Saint-Gilles Croix de Vie</title>
  <link>http://www.lebourlingueur.com/blog/index.php?2006/07/27/73-saint-gilles-croix-de-vie</link>
  <dc:date>2006-07-27T19:13:58+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>adrien</dc:creator>
  <dc:subject>Vendée</dc:subject>
  <description>Une escale difficile, un soleil pénible, les premières grandes marées de vacanciers...</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Une escale difficile, un soleil pénible, les premières grandes marées de vacanciers...</p> <p>Saint-Gilles Croix de Vie ne nous livra sans doute pas son plus beau visage en ce mois de juillet. Une joyeuse foule de vacanciers français, anglais, néerlandais ou encore allemands avaient envahi les ruelles blanches des villages de Croix de Vie et de Saint-Gilles. Il nous fût difficile dans ces conditions de dénicher des restaurateurs ou des professionnels du nautisme disponibles&nbsp;; et ce d’autant plus que les 40°C ne poussent pas à l’hyperactivité. <br /><br /></p>




<p>Nicolas eût tout de même l’immense honneur de rencontrer Jules, membre éminent de la Confrérie de la Sardine. Cette figure locale lui vanta les mérites de la sardine gillocrucienne toute auréolée de son Label Rouge. En été, les quais du port de pêche se parfument de sardines grillées que l’on savoure dans une ambiance des plus conviviales. <br /><br /></p>





<p>Malgré le tourisme de masse qui fait de Saint-Gilles une escale plutôt étouffante en juillet et août, il faut reconnaître que son architecture vendéenne, ses petites maisons de pêcheurs en pierre de lest, ses toits de tuiles orangées et le caractère bien trempé de son port de pêche assurent une toute autre ambiance en dehors de la période estivale.<br /><br /></p>




<p>Et puis le patrimoine maritime du site reste impressionnant.<br /></p>


<p>C’est ainsi qu’une belle aventure naquit ici à la fin du XIXème siècle&nbsp;: en 1884, Benjamin Bénéteau fonde le long de la Vie, un chantier artisanal de construction pour les chalutiers à voile. En 1912, la mise à l’eau du premier chalutier à moteur, qui prendra ensuite le nom de «Vainqueur des Jaloux », crée une véritable émeute dans le port. Les pêcheurs pensent alors que les sardines vont fuir à cause du bruit. Mais le nouveau modèle s’impose doucement et l’aventure Bénéteau acquiert une toute nouvelle envergure grâce au fils, André, qui prend la direction du chantier en 1928. Dés les années 1960 et 1970, la troisième génération Bénéteau participe pleinement au boom du polyester, et plus généralement de la plaisance, et lance son fameux First 30 (1976). <br /><br /></p>




<p>23h, une fois les articles rédigés à bord de notre combi garé en plein cagnard sur le terre plein du port de plaisance, nous fûmes ravis de rejoindre Fromentine, lieu d’embarquement pour l’île d’Yeu…<br /><br /><br /><br /></p>







<p><strong>Extrait de la Perle</strong>&nbsp;: <br /><br /></p>




<p><strong>L’incroyable épopée du jeune Narcisse Pelletier</strong> :<br /></p>


<p>Narcisse avait 12 ans lorsqu’il s’embarqua sur l’ «&nbsp;Eugénie » en 1856 depuis le port des Sables d’Olonne. Ce gillocrucien qui rêvait de grand large était loin d’imaginer les événements périlleux qu’il allait devoir affronter. Il quitta son navire cinq mois plus tard pour embarquer à bord de la «&nbsp;Reine des Mers » qu’il devra de nouveau abandonné à Marseille face à la rusticité des hommes d’équipage qui firent de l’enfant leur bouc émissaire. Il finit par prendre la mer à bord du navire marchand le «&nbsp;Saint Paul », à destination de Sydney. <br /></p>


<p>Lors d’une terrible tempête, le bateau s’échoua au large des côtes australiennes sur l’île Rossel. Chassé par des cannibales, délaissé par les marins survivants, il accosta finalement au nord-est de l’Australie dans le Queensland parmi la tribu aborigène des Ohantaalas. Ceux-ci, pourtant paniqués de voir débarquer un homme blanc, acceptèrent de l’accueillir dans leur communauté primitive. Narcisse vécu ainsi pendant 17 ans parmi les aborigènes, s’adaptant et évoluant dans son nouvel environnement sauvage. En 1875, il sera contraint de regagner l’Angleterre à bord du «&nbsp;John Bell » avant de rentrer définitivement à Saint Gilles après 19 ans d’absence. Accueilli en héros par les siens, il fut nommé gardien du phare de l’Aiguillon à Saint Nazaire et mourut à l’âge de 50 ans emportant avec lui les mystères et secrets de cet autre monde. <br /><br /><br /><br /><br /></p>


Les Bourlingueurs, fidèles aux ports...<br />
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</item>
<item rdf:about="http://www.lebourlingueur.com/blog/index.php?2006/07/18/72-noirmoutier">
  <title>Noirmoutier</title>
  <link>http://www.lebourlingueur.com/blog/index.php?2006/07/18/72-noirmoutier</link>
  <dc:date>2006-07-18T19:03:10+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>adrien</dc:creator>
  <dc:subject>Loire Atlantique</dc:subject>
  <description>Silence, ça tourne...</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Silence, ça tourne...</p> <p>Nous passâmes près de 5 jours à Noirmoutier, île longiligne, trouée de marais salants et ornée de trois ports radicalement opposés (Au nord la marina de l’Herbaudière qui cohabite avec une forte activité de pêche, le fabuleux port envasé en plein centre de Noirmoutier en l’île, et le port d’échouage de Morin, à l’ouest).</p>


<p>Seulement rattaché au continent par un pont routier et une chaussée inondable fameuse, l’île de Noirmoutier présente un double visage qu’il faut prendre le temps de découvrir. Celui d’une agréable station balnéaire très prisée en été, mais également un caractère mystérieux propre aux îles. Le bassin à flot de l’Herbaudière, ses cate-ways, commerces et shipchandlers raviront les amateurs de marina moderne. L’ensemble du port a bénéficié en 2005 d’un réaménagement qui en fait aujourd’hui un site très confortable.</p>


<p>En descendant sur la face est de l’île, après avoir contourné Fort Larron, on pénètre dans le chenal long de 2 milles qui mène au vieux port de Noirmoutier en l’Île. Etroit et mal balisé, le chenal doit se remonter avec la marée. Longtemps délaissé par les autorités, le port devrait prochainement bénéficier d’un réaménagement afin de développer la plaisance. Nul doute que le jour où les infrastructures seront à la hauteur du site, l’escale deviendra rapidement incontournable. Pour le moment, les tarifs pratiqués favorisent les vieux gréements.
Le quai sud (opposé au Château) est un monument historique à lui tout seul&nbsp;: vieilles salorges, charpentiers de marine, superbe musée de la construction navale, subdivision des Phares et Balises, cabanes de sauniers, viviers d’ostréiculteurs, cimetière de bateau. Une promenade le long de la rue de l’Ecluse devrait être obligatoire.</p>


<p>Ce fut autour de ces deux sites qu’une équipe de France 3 nous suivît pendant 3 jours afin de réaliser un reportage sur l’aventure des Bourlingueurs. Ceci représentait une opportunité inespérée de faire un coup de promo exceptionnelle pour les guides et de garder un puissant souvenir du voyage. L’ «&nbsp;équipe à terre » nous rejoignit pour ce moment particulier tout en nous rapportant les t-shirts et polos été de notre équipementier Saint-James (encore du beau travail, merci !). Nous remercions chaleureusement Alexandre et son équipe pour leur travail et leur soutien (cf. la galerie photos). Merci également à Pascal du cercle nautique et à Marie de l'office du tourisme pour leur gentillesse et leur disponibilité. Tout se passa très bien, les caméras arrivant finalement à suivre le rythme effréné de nous courses folles sur les côtes atlantiques.</p>


<p>Il nous fallut reprendre ensuite la route pour rejoindre l’un des derniers ports du périple&nbsp;: Saint-Gilles Croix de Vie.
Maintenant il fait définitivement super chaud et chaque nouvelle étape ressemble à une ascension mont Ventoux en plein cagnard.</p>



<p><strong>Extrait de la rubrique Visitez</strong>:</p>


<strong><p>Visites des Marais Salants&nbsp;:</strong><br />

Les premiers marais salants seraient apparus dès le VIIème siècle lorsque Saint Philbert décida de construire une digue le long de la façade Est de l’île. Il avait en effet remarqué la présence d’une glaise argileuse issue de l’apport d’alluvions et de sédiments charriés par la Loire. La digue permit alors de piéger l’eau dans un système hydraulique et d’assécher les terres situées sous le niveau de la mer. Les moines creusèrent ensuite une multitude de marais salants alimentés par 3 étiers&nbsp;: l’étier du Moulin (qui alimente le nord de l’île), l’étier de l’Arceau (qui alimente le centre de l’île) et l’étier des Coef (qui alimente le sud-est de l’île).<br /><br />


L’île de Noirmoutier compte aujourd’hui plus de 700ha de marais salants dont 100ha seulement (soit 3500 oeillets) restent exploités par une centaine de sauniers. Il est amusant de remarquer que l’on appelle «&nbsp;saunier » un exploitant des marais salants sous la Loire, et «&nbsp;paludier » ceux du Pays de Guérande, au-dessus de la Loire, bien qu’il n’y ait aucune différence entre leurs deux professions.<br />
<br />

L’exploitation des marais salants n’était autrefois qu’une activité complémentaire exécutée par les femmes pendant que leur mari était en mer. Plusieurs centaines de tonnes de sel étaient ainsi extraites chaque année des marais salants jusqu’aux années 1960 qui marquèrent le déclin de l’activité salicole à cause de la démocratisation du réfrigérateur et l’extension des salines du Midi.
Ce n’est que trente ans plus tard, en 1991, que le Syndicat Mixte d’Aménagement des Marais salants de Noirmoutier (SMAM) décida de racheter 1/3 des marais afin de les louer à des jeunes exploitants et de préserver ainsi le patrimoine des convoitises immobilières.<br />
<br />

Une coopérative de sel gérée par la société Aquasel s’est alors créée et compte aujourd’hui 80 adhérents. Elle achète aux exploitants adhérents la quasi-totalité de leur production de sel à environ 4€/kg de sel. Ce prix varie en fonction du cours du sel, de son taux de blancheur et d’humidité. Pour vivre correctement de cette exploitation, les sauniers affirment qu’il est nécessaire de posséder au minimum 40 œillets, chaque œillet permettant en moyenne la récolte d’une tonne de sel par an. Les exploitants non adhérents à la coopérative sont des commerçants indépendants qui vendent leur production soit sur les marchés, soit directement sur leurs marais.<br />
<br />

De nombreux sauniers ouvrent leurs marais salants à la visite (1h environ) et vous éclairent sur le fonctionnement hydraulique des marais salants et la récolte de fleur de sel et du gros sel. Contacts&nbsp;: Cathy Guérin&nbsp;: 06 18 01 06 08, Normand Hallais&nbsp;: 02 51 35 90 14, Martine Ruffio&nbsp;: 06 63 64 79 76.</p><br /><br /><br />


Les Bourlingueurs, fidèles aux ports...<br />
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</item>
<item rdf:about="http://www.lebourlingueur.com/blog/index.php?2006/07/18/71-pornic">
  <title>Pornic</title>
  <link>http://www.lebourlingueur.com/blog/index.php?2006/07/18/71-pornic</link>
  <dc:date>2006-07-18T18:58:45+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>adrien</dc:creator>
  <dc:subject>Loire Atlantique</dc:subject>
  <description>Une beauté élégante, une escale de charme pour conclure la Bretagne.</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Une beauté élégante, une escale de charme pour conclure la Bretagne.</p> <p>Après s’être enfoncés de plusieurs milles à l’intérieur des terres lors de notre remontée de la Loire, nous ne pouvons vous cacher que nous fûmes vraiment ravis de retrouver le bord de mer, à Pornic. La chaleur ambiante commence mine de rien à prendre des allures de canicule, et nous commençons à drôlement apprécier la fraîcheur salutaire de la brise marine.</p>



<p>Pornic s’échancre profondément à travers falaises abruptes et petites calanques intimes. Les ports bretons tiennent ici un cousin éloigné, et si les élégantes villas du début du siècle n’avaient pas remplacé les petites maisons bretonnes, nous aurions pu nous croire quelque part sur la côte du Morbihan.</p>


<p>Les embarcations à petits tirants d’eau n’auront que l’embarra du choix&nbsp;: s’amarrer sur les pontons du large et moderne bassin de plaisance de la Noëveillard, à l’entrée du petit estuaire, ou encore sur corps-morts (en échouage), bien à l’abri, à proximité du centre ville et en contrebas du célèbre château de Pornic. Ce dernier, fruit d’architectures diverses et sujet de moult légendes, ajoutera une formidable touche romanesque à votre séjour.
On nous apprit même qu’il était aujourd’hui la propriété de l’actrice américaine Pamela Anderson… Simple affabulation ou information secrète, peu importait, Nicolas avait gagné sa journée.</p>


<p>Traiter Pornic ne fut pas chose aisée car le site affiche toutes les facettes d’un port historique aujourd’hui reconverti en port de plaisance et en station balnéaire&nbsp;: histoire riche, port de pêche, port d’échouage, bassin à flot (donc autant de capitaineries), nombreux chantiers navals, vieux centre ville, quais touristiques qui débordent de restaurants, développement important des loisirs nautiques, promenades sur un front de mer majestueux ou se dissimulent villas de vacances et petites criques isolées… Et puis il fallait que tout soit dans la boite avant 21h, coup d’envoie de France-Italie.</p>


<p>La mission fût accomplie dans les délais mais la soirée se termina malheureusement en queue de poisson. Olivier passa une bien mauvaise nuit, pleine de cauchemars bruyants durant lesquels il se tapait la tête contre les parois du combi.</p>




<p><strong>Extrait de virées au port</strong>&nbsp;:</p>


<p><strong>Le XV nœuds</strong>&nbsp;: 4 bis rue du Maréchal Leclerc, Sainte Marie, 02 40 82 67 50.
Le petit village de Sainte Marie s’organise autour de sa belle Eglise en pierre blanche dont on aperçoit très vite le clocher en longeant le littoral. Il vous faudra marcher 15 à 20mn pour gagner le centre de Sainte Marie où se trouve ce bar de rugbymen toujours prêt à fêter une troisième mi-temps. Une salle de concert accueille tous les mercredis chanteurs et musiciens qui viennent exercer leurs talents devant une assemblée très motivée.  A côté, le restaurant vous servira une cuisine traditionnelle ainsi que des moules frites à volonté pour 9€.
Ouv. tt l’année de 11h à 2h et de 9h à 3h en été. Fermé lundi après-midi et mardi après-midi en basse saison.</p>
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Les Bourlingueurs, fidèles aux ports...<br />
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</item>
<item rdf:about="http://www.lebourlingueur.com/blog/index.php?2006/07/13/70-la-remontee-de-la-loire-jusqu-a-nantes">
  <title>La remontée de la Loire jusqu'à Nantes</title>
  <link>http://www.lebourlingueur.com/blog/index.php?2006/07/13/70-la-remontee-de-la-loire-jusqu-a-nantes</link>
  <dc:date>2006-07-13T15:10:21+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>adrien</dc:creator>
  <dc:subject>General</dc:subject>
  <description>Pas vraiment bucolique mais son charme réside dans son passé maritime fascinant et au bord de ses rives mélancoliques</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Pas vraiment bucolique mais son charme réside dans son passé maritime fascinant et au bord de ses rives mélancoliques</p> <p>Nous arrivâmes tard à <strong>Saint-Nazaire</strong>, mythique port de commerce accoudé sur la rive Nord de l’estuaire de la Loire. Nous nous attendions à trouver une ville déserte et pas franchement enthousiasmante. Et bien c’est tout le contraire qui se produisit puisque nous tombâmes sur un concert de Manu Di Bongo, célèbre chanteur camerounais, qui enflammait la plage de Saint-Nazaire, noire de monde. Bandes de jeunes et familles se mélangeaient dans une ambiance terriblement joyeuse qui nous fît remballer les préjugés que nous pouvions avoir sur cette ville surprenante. <br /><br /><br /></p>





<p>Le port de Saint-Nazaire ne dispose d’aucune infrastructure pour accueillir des bateaux de plaisance. Les bourlingueurs pourront toutefois s’amarrer à l’un des pontons libres, le temps d’une courte escale ou d’une réparation urgente. <br /></p>


<p>Comme il est fascinant de pénétrer à l’intérieur de ce port industriel où cheminées, chantiers navals et vastes entrepôts cohabitent avec de monstrueux bunkers, impressionnants vestiges qui témoignent de l’importance stratégique du port durant la guerre de 1939-1945.
Si d’aventure vous prenez le temps de passer quelques heures au port de Saint-Nazaire, amarrés entre chalutiers et paquebots gigantesques, tel une souris entre les grosses pattes d’un éléphant, sillonnez les docks de cet endroit mythique. On entend siffler les hautes grues et gronder ces mastodontes des mers au milieu d’intimidants bâtiments industriels. La beauté lourde et grise de ce site unique glace le sang des petits matelots perdus au milieu de tant de puissance industrielle. A signaler que le Belem, 3 mâts légendaire, a choisit Saint-Nazaire comme port d'attache. <br /><br /><br /></p>





<p>Nous entamâmes ensuite la remontée de la Loire maritime jusqu’à Nantes. Côté plaisance, celle-ci ne présente pas difficulté majeure à partir du moment où l’on suit le chenal tout en restant attentif au trafic des péniches et prenant soin de remonter dans le sens du courant qui peut atteindre 5 nœuds. <br /></p>


<p>Si le fleuve n’affiche certainement pas les mêmes charmes champêtres que la Vilaine, il possède une ambiance bien à lui que l’on peut ressentir à travers les rares possibilités d’amarrage qu’il offre pour les bateaux de plaisance. On aura le choix entre de petits étiers creusés à l’intérieure des rives monotones et industrialisées de la Loire (Cordemais et Coüeron), ou encore des pontons de fortune sur lesquels il est plutôt inconfortable de s’amarrer  et que l’on peut trouver au bord de curieux petits villages (Paimboeuf et Trentemoult). <br /><br /></p>




<p>En face de Saint-Nazaire, le petit village ouvrier de <strong>Paimboeuf</strong> offre une possibilité d’amarrage sur des péniches déposées au bord des quais. Le soir, des petits bateaux de pêche à la Civelle reviennent de leur virée sur l’estuaire de la Loire. Quelques bateaux s’échouent également sur de la vase ferme à côté d’une passerelle qui tombe en ruine et où il est en revanche interdit d’accoster.<br /></p>



<p>L’escale ne se révèle pas inintéressante dans la mesure où l’on pourra effectuer un gros avitaillement grâce à la présence d’un hypermarché/station service (à 5mn à pied du centre ville) et découvrir l’atmosphère particulière d’un petit port de commerce désaffecté et d’un village qui porte dans son architecture et sur son front de rivière les traces d’un glorieux passé maritime. Au XVIIIème siècle, l’ensablement de la Loire en limita la navigation par les grands tirants d’eau et projeta ainsi Paimboeuf au rang d’avant-port de Nantes. La ville se développera alors avant que l’éclosion de Saint-Nazaire ne sonne le glas de cette brève période de prospérité. <br /><br /><br /></p>





<p>Après avoir salué les quelques étiers qui permettent d’amarrer son bateau, nous nous rendîmes au dernier «&nbsp;port » de la Loire maritime.
Juste avant les quais de Nantes, au milieu des roseaux, le port d’échouage de <strong>Trentemoult</strong>, village de cap-horniers, apparaît comme une escale très attachante, où l’on jouit à la fois du calme de la rivière et d’un panorama captivant sur le centre ville Nantais.
Echouer confortablement son bateau en terres trentemousines, c’est se donner la possibilité de visiter de manière inédite la passionnante ville de Nantes. <br /></p>


<p>En effet les nouveaux Navibus, sortes de «&nbsp;vaporetti » à la Nantaise, permettent en 7 mn et pour 1,30€ de rejoindre le quai de la Fosse et la station de tramway, situés à 1km du centre ville. La vedette assure la liaison environs toutes les 20mn et jusqu’à minuit le week-end.
Rendu très facilement accessible, Trentemoult devient peu à peu une promenade appréciée des Nantais en week-end et retrouve son caractère de début du siècle. Le peintre trentemousin Edmond Bertreux écrivait alors à propos des «&nbsp;roquios », canots à vapeur qui effectuaient la traversée jusqu’au centre de Nantes (actifs jusqu’en 1970)&nbsp;: «&nbsp;les roquios étaient très appréciés des Trentemousins et des Nantais, ils assuraient un service régulier le dimanche, ils facilitaient les promenades à Trentemoult en y débarquant une foule venue de la ville. L’été les quais accueillaient beaucoup de monde, les restaurants alléchaient les dégustateurs de beurre blanc et de fritures… Je me souviens des traversées et des petits voyages à travers le port de Nantes. Grâce à eux, j’ai exploré la Loire des centaines de fois, toujours avides de découvrir les merveilleux spectacles des cargos en mouvements incessants ». C’est un peu ce que l’on ressent aujourd’hui en rendant visite au coloré village de Trentemoult.<br /><br /><br /></p><br /><br />

<strong>Rappel : le lien pour les galeries photos se trouve sur la page d'accueil, dans la colonne de droite.</strong><br /><br /><br /><br />






Les Bourlingueurs, fidèles aux ports...<br />
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</item>
<item rdf:about="http://www.lebourlingueur.com/blog/index.php?2006/07/13/69-le-pouliguen-la-baule-pornichet">
  <title>Le Pouliguen - La Baule - Pornichet</title>
  <link>http://www.lebourlingueur.com/blog/index.php?2006/07/13/69-le-pouliguen-la-baule-pornichet</link>
  <dc:date>2006-07-13T14:36:46+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>olivier</dc:creator>
  <dc:subject>La Côte d'Amour</dc:subject>
  <description>2 ports de plaisance, une plage magnifique et beaucoup de béton</description>
  <content:encoded><![CDATA[2 ports de plaisance, une plage magnifique et beaucoup de béton <br />
Nous y voilà…Les plages de la côtes d’Amour s’étendent à perte de vue, le mois de juillet apporte son lot de chaleur, de soleil et de touristes, le pittoresque de la Bretagne sauvage et indomptable n’est plus qu’un lointain souvenir ! <br /><br />



Le port du Pouliguen vient se nicher dans un étier, qui continue d’alimenter les marais salants du Pays de Guérande. Il participa ainsi largement au développement économique du Pouliguen grâce au commerce du sel, cet or blanc que les navires marchands venaient se procurer depuis toute l’Europe. <br /><br />


Les quais du port s’agitent dès l’été venu au rythme des apéros en terrasse, des défilés de jeunes en vacances qui se rendent à la plage, savourent d’énormes glaces en regardant au loin les pros de jet ski. <br />

Nous avons tout de même réussi à dénicher quelques bons plans préservés de la cohue balnéaire comme le petit troquet des Moussaillons où se retrouvent les quelques derniers pêcheurs qui font ici figure d’exception.<br /><br /><br /><br />






<strong>Les Moussaillons</strong> : 11 Quai Jules Sandeau, 02 40 42 23 79.<br />

Ce petit bar d’habitués a le vent en poupe. On s’y retrouve aussi bien pour le petit déjeuner, servi dans des boîtes en bois (5,80€), que pour le café qui parait-il est le meilleur du Pouliguen, ou pour siroter un mojito lorsque le jour commence à décliner.  La terrasse, juchée au-dessus du port, se remplit alors de joyeux lurons qui s’installent le long de grandes tablées bruyantes. Les locaux, accoudés au bar circulaire, aiment à dire que l’on ne vient pas aux Moussaillons pour être vu mais pour se voir…
Ouv. tlj. en été de 8h à 3h. Fermé le mercredi en basse saison. <br /><br /><br /><br />






La journée se déroula du mieux possible, entre collecte d’info et d’anecdotes croustillantes, pique-nique sur la plage à contempler l’ultra urbanisation de la côte (et la puissance du string en tongs..) et enfin rencontre inédite avec Henri, un magicien à la retraite. Le soir, tout proche du Petit Bois du Pouliguen, pendant que nous rédigions nos articles, nous fûmes conviés à une partie de pétanque avec les anciens du quartier. Plus motivés que jamais, nous leurs affirmèrent que même les parisiens en connaissent un rayon sur la pétanque et que le match risquait d’être serré. Et il le fut…Malheureusement, peut-être par manque d’expérience ou d’adresse, la victoire nous échappa et revint à Marcel et Jojo. On a en revanche tous gagné notre ballon de rouge et de bons éclats de rire.<br /><br />


Nous fîmes enfin un tour à La Baule, pour le sport, avant de nous concentrer sur Pornichet et sa jolie flottille de bateaux endormis. <br /><br />



Notre journée à Pornichet passa très rapidement. Nicolas à l’office de tourisme, Adrien se concentra sur le port, l’un des plus vastes bassins de plaisance de la côte atlantique, et je me rendis quant à moi dans le centre ville pour dénicher de bonnes adresses et visiter quelques chambres d’hôtes. <br /><br />


Dans ce qui n’était alors qu’une dune sablonneuse plantée de pins, Pornichet fut le théâtre d’une nouvelle architecture balnéaire, purement anti-conventionnelle, qui résulte du nouvel élan qu’est la villégiature. Des villas aux inspirations normandes ou bretonnes côtoient de grandes maisons au style basque, méditerranéen, ottoman, britannique…  Cette « anti-unité » de style, souvent fondée sur un certain narcissisme des propriétaires, charme le visiteur lors de sa promenade romantique dans les avenues moins fréquentées de Pornichet. 
<br />
<br />

Si l’on doit retenir une sacrée bonne adresse à Pornichet, on se souviendra (quoique pas tous…) du Bidule, bar à apéro par excellence où jeunes et moins jeunes, petits et gros, poilus et moustachus se retrouvent avec un enthousiasme peu commun et alignent les godets de rouge et muscadet pendant deux heures épuisantes. Tout le monde trinque, chante, jubile et il faut l’avouer, ramasse un gros nez!
Voici l’article du bar de la rubrique Virées au port :<br /><br /><br /><br />





<strong>Le Bidule</strong> : Avenue de Mazy, dans le centre, 15mn à pied du port, 02 40 61 03 54.<br />

Un bien curieux phénomène anime depuis 1937 les rues du centre de Pornichet aux heures de l’apéritif : les flots de passants semblent irrémédiablement aspirés à l’intérieur de ce bistrot à vin mythique, avant d’en ressortir, quelques heures plus tard, sourire aux lèvres et bras dessus-dessous… Dans la cour, on découvre un formidable « botellon » à la française. Des centaines de personnes s’affairent, été comme hiver, autour des tonneaux en chêne tandis que les serveurs ambulants tentent de se frayer un chemin pour alimenter d’un verre de muscadet bien frais ou de banyuls les tablées improvisées. Car si le bar ne propose que ces deux choix de boisson (1,70€ le verre), on vient surtout  pour l’ambiance familiale, décontractée et festive des lieux. Ouv. tlj en été, de 10h30 à 13h et de 17h30 à 20h45, fermé les dim. et lundi soirs en hiver. Importante cave à vin (vente à emporter). <br /><br /><br /><br />






Il faut déjà repartir, à nous Saint Nazaire, ses carcasses de béton et d’acier, ses chantiers de l’Atlantique et son concert de Manu Di Bango sur la plage…<br /><br /><br /><br />

Les Bourlingueurs, fidèles aux ports...<br />
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</item>
<item rdf:about="http://www.lebourlingueur.com/blog/index.php?2006/07/05/68-hoedic">
  <title>Hoëdic</title>
  <link>http://www.lebourlingueur.com/blog/index.php?2006/07/05/68-hoedic</link>
  <dc:date>2006-07-05T17:27:40+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>adrien</dc:creator>
  <dc:subject>hors catégorie</dc:subject>
  <description>Grosnez Land...</description>
  <content:encoded><![CDATA[Grosnez Land... <p>Nous vécûmes l’île d’Hoëdic de la meilleure des manières : nous embarquâmes 2 jours à bord du Relax, un vieux deux mâts de 45 pieds qui a eu le temps de bourlinguer en Espagne, au Portugal, en Méditerranée, aux Canaries ou encore aux Antilles.
Le capitaine Rolland accompagné de son matelot Jean-Claude et de sa cousine Sylviane, nous offrirent deux jours vraiment incroyables. Ce fut, pour nous qui parlons de la mer depuis 5 mois sans la vivre, un pur moment de bonheur, une sorte de « climax ». Rolland et son compère connaissaient le moindre recoin de l’île par cœur. Nous vécûmes une traversée sans problème, sous une petite brise qui nous poussait juste assez pour sortir les lignes de pêche au maquereau. 10 maquereaux plus tard et autant de godets vidés, nous arrivions aux abords d’Hoëdic. Avant de débarquer au port de l’Argol, Rolland prit le soin de déposer casiers et filets du côté du Grand Meulon, crique réputée pour ses araignées et étrilles. <br /><br /></p>



<p>Après une nuit mémorable sur cette île détonante, nous allâmes relever le matos et quelle ne fut pas notre joie, une fois casiers et filets remontés à bord. La pêche fût véritablement miraculeuse et nous nous retrouvâmes dans le cockpit du Relax en compagnie d’une trentaine d’araignées, autant d’étrilles et d’une vingtaine de maquereaux. Nous pûmes ainsi faire du troc avec les pêcheurs de l’île qui nous approvisionnèrent en bars. Une croisière en tous points réussie, un joli cadeau de la providence pour des bourlingueurs qui mirent ensuite du temps à se remettre de ce bout de terre petit mais costaud. Yes sir !<br /><br /><br /><br /></p>








<p><strong>Extrait de l’article Hoëdic :</strong> <br /><br /><br /></p>





<p>« Débarquer sur Hoëdic c’est ouvrir la porte d’un monde unique, un monde à part, si petit qu’il pourrait n’être qu’imaginaire, et pourtant…La mer et le ciel ont appliqué leur sceau divin pour couronner les flots de ce bout de terre, comme une promesse d’union entre deux infinis.<br /><br /></p>




<p>Comme aucun véhicule motorisé n’est autorisé à circuler sur l’île, hormis un vieux tracteur pour les ravitaillements, il convient ici de se déplacer à pied. Depuis le Port de l’Argol, entre les casiers de pêche et les pompons poilus des queues de lièvre, une route cabossée grimpe jusqu’au village. Sur la droite se dresse le clocher et son bar en girouette de l’Eglise Notre-Dame-la-Blanche, reconstruite en 1853 et au pied de laquelle reposent en paix quelques tombes fleuries aux noms de familles récurrents. Les murs de l’édifice, sombres et silencieux, ont pendant de trop longues années, essuyés les larmes et les râles des femmes esseulées, sans autre nouvelles de leur mari partis en mer que le cri du vent sifflant sous les toits de chaume. <br /></p>


<p>Un peu plus haut, quelques tables bleues et blanches sont disposées pêle-mêle devant la Trinquette (02 97 57 42 60), célèbre pour Jeanne, la patronne, qui depuis toujours accueille les marins invétérés, aux têtes hirsutes, et qui noient leur regard vitreux dans un verre de muscadet. En se rapprochant du bourg, on passe devant le Café du Nord (02 97 57 42 20), également très apprécié des îliens et habitués d’Hoëdic qui de toute façon, « par soucis de diplomatie », se rendent dans tous les bistrots. On pourra faire une halte gourmande au Café du Repos où Pascal vous servira entrecôtes et omelettes sur les tables posées face aux longères et vieilles maisons de pêcheurs. Le restaurant librairie Chez Jean-Paul cuisine quant à lui des marmites de moules, poissons et crustacés rapportés le matin même par les quelques irréductibles pêcheurs de l’île. <br /></p>


<p>Au départ du bourg, quelques chemins de terre s’enfoncent parmi une végétation plus ou moins élevée de landes, de prairies, de fourrés ou de roselières, autant de milieux naturels remarquables où s’accordent une faune et une flore aux influences méridionales et atlantiques. En bifurquant vers l’Est, le sentier vous mènera, entre les chardons bleus et les touffes d’oyats, au fort de style Vauban construit en 1853 mais qui ne fut jamais utilisé à des fins militaires. Aujourd’hui propriété du Conservatoire du Littoral, il abrite une exposition sur le patrimoine historique et naturel de l’île. Il est également aménagé en gîte communal (02 97 52 48 82, 12€/personne en haute saison) afin d’accueillir les visiteurs dans un esprit communautaire et convivial. En continuant plus au Sud, on atteint le Port de la Croix, vieux port d’Hoëdic, dont la plage à la courbe élancée disparaît sous les amas de rochers échoués sur la grève. On surprend parfois un gravelot à la recherche de petits invertébrés ou un tournepierre en train de chasser des puces de mer sous les algues séchées.  Au large se dessine la silhouette immobile du phare des grands Cardineaux et de quelques rochers affleurants. Recouverts d’huîtres sauvages et de pousse-pieds, ces îlots accueillent cormorans et goélands marins qui nichent dans les aspérités de la roche. Peut-être croiserez-vous sur le retour, derrière le Grand Etang, le hameau du Paluden, berceau de la première communauté de l’île lorsque s’installèrent les fidèles de Saint-Gildas-de-Rhuys.  <br /></p>


<p>De toute évidence, le temps, qui sur l’île semble s’être arrêté, vous laissera tout le loisir de sillonner grèves et sentiers, prairies verdoyantes et lande tapissée de fleurs. La nature préservée s’exprime ici en totale liberté, tout comme les îliens, très attachés à ce que leur trésor ne soit pas envahi par un tourisme sauvage. »<br /><br /><br /><br /><br /></p><br /><br />


Les Bourlingueurs, fidèles aux ports...<br />
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</item>
<item rdf:about="http://www.lebourlingueur.com/blog/index.php?2006/07/05/67-le-croisic-c-est-chic">
  <title>Le Croisic c'est chic</title>
  <link>http://www.lebourlingueur.com/blog/index.php?2006/07/05/67-le-croisic-c-est-chic</link>
  <dc:date>2006-07-05T17:23:38+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>adrien</dc:creator>
  <dc:subject>La Côte d'Amour</dc:subject>
  <description>La dernière escale bretonne</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>La dernière escale bretonne</p> <p>Etendu au bord des champs marécageux du Traict, Le Croisic fait partie de ces ports de caractère à la configuration insolite, sculptée dans une histoire riche et mouvementée. De la splendeur commerciale d’hier, il reste aujourd’hui l’un des plus beaux quais du littoral atlantique : une longue promenade entre élégantes bâtisses d’armateurs ou de négociants et petits bassins à échouages appelés « chambres ». <br /><br /></p>



<p>Nous arrivâmes relativement fatigués, éreintés par l’agitation de la Turballe, sous une chaleur de plus en plus étouffante. Nous eûmes tout juste la présence d’esprit de nous rappeler que l’équipe de France jouait sa dernière chance au mondial, face aux Togolais et leur star Manu Adebayor. Nous nous installâmes donc au Raz Caillou, superbe troquet de marin, situé en bout de quai, à l’abri du flot de touristes. Antoine, le sympathique patron des lieux et un  brin pince-sans-rire nous reçu avec plaisir pour vivre un match et une soirée inoubliables. <br /><br /></p>



<p>La nuit qui suivit fut bien reposante et nous pûmes redémarrer la machine à collecter les infos tôt le lendemain matin.
Olivier eut le plaisir de visiter un aquarium, le premier depuis bien longtemps (Vannes il me semble). Il entendit ainsi grogner le grondin qui a l’étonnante particularité de posséder six pattes avec lesquelles il gratte le sable à la recherche de petits vers et crustacés. Il nous parla également des limules dont l’origine remonterait à plus de 200 millions d’années. Leurs pouvoirs immunologiques auraient même poussés quelques chercheurs à utiliser leur sang pour dépister des maladies telle que la méningite. Il  nous confia enfin que les bassins tropicaux, fierté de l’aquarium, ne furent pas seulement couleurs et formes exubérantes mais il découvrit surtout un monde menaçant, celui des poissons scorpions aux épines dorsales venimeuses et des murènes dont l’appétit vorace peut causer de dangereuses morsures. <br /><br /></p>



<p>Nicolas se trouva quant à lui embarqué dans une visite guidée du port avec un groupe de jeunes lycéennes qui semblèrent contentes de partager ce moment avec un journalisto-historien de sa trempe. Il appris tout sur l’histoire du port et de ses quais, formés à partir des gravats rapportés par les navires marchands qui repartaient chargés d’or blanc, c’est-à-dire du sel qui fit la richesse du pays Guérandais.<br /><br /></p>



<p>Adrien passa du temps avec les restaurateurs de la ville : la famille accueillante du Skipper, les « anciens » du Petit Caveau, le chef charismatique du Fin Gourmet, institution du Croisic depuis 27 ans et bien sûr la charmante équipe du Lénigo qui nous offrit des tables et des prises électriques à l’intérieur de leur établissement pour que nous puissions rédiger en toute tranquillité. Nous nous devions en effet de boucler les articles avant le lendemain car il était prévu qu’Arthur nous rejoigne pour embarquer le temps d’un week-end à bord du Relax, le vaisseau fou de l’ami Rolland, grand bourlingueur devant l’éternel…   <br /><br /><br /><br /></p>








<p><strong>Extrait de la rubrique Régalez-vous</strong> : <br /><br /></p>





<p><strong>Le Lénigo</strong> : 11 quai Lénigo, côté Port Charlie, à 7mn de la Chambre des Vases, 02 40 23 00 31.<br /></p>


<p>Situé en bout de quai, le restaurant ravi depuis 15 ans les voyageurs qui ont eu la bonne intuition de s’asseoir à l’une de ses tables. Le Lénigo réuni les 3 passions de la famille Huyvelde, propriétaire des lieux : la bonne cuisine, l’art et les voyages. Dans un décor vraiment réussi qui mélange avec talent cabines de bateau, figure de proue, lourdes aussières,  peintures et sculptures de la mer, on vous sert de assiettes elles aussi soigneusement présentées. La carte propose une cuisine de la mer sans cesse régénérée par des inspirations rapportées de nombreux voyages en Asie ou ailleurs : grosses crevettes sautées à la fève de Tonka, et sa chinoiserie de légumes, nems de saumon fumé et sa petite crème acidulée ou encore quenelles de fromage blanc au miel et amandes grillées. Le tout se voit arrosé d’une belle carte des vins. Un moment de gastronomie, d’esthétisme et de gentillesse. Formule déjeuner à 16€ (en semaine, l’été), menus à 20€ et 32€. Fermé les lundi et mardi hors saison, tous les jours en juillet et août. Fermeture annuelle en décembre et janvier. <br /><br /><br /></p><br /><br />



Les Bourlingueurs, fidèles aux ports...<br />
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</item>
<item rdf:about="http://www.lebourlingueur.com/blog/index.php?2006/07/05/66-la-turballe">
  <title>La Turballe</title>
  <link>http://www.lebourlingueur.com/blog/index.php?2006/07/05/66-la-turballe</link>
  <dc:date>2006-07-05T16:48:32+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>olivier</dc:creator>
  <dc:subject>La Côte d'Amour</dc:subject>
  <description>Une alchimie toute particulière entre un port de pêche accompli et un bassin de plaisance bien équipé.</description>
  <content:encoded><![CDATA[Une alchimie toute particulière entre un port de pêche accompli et un bassin de plaisance bien équipé. Le port de la Turballe constitue une synthèse particulièrement réussie entre une importante activité de pêche et un bassin de plaisance bien équipé. L’ensemble créé, du lever au coucher du soleil, une forte animation au bord des quais dans un décor où gros chalutiers et bistrots de pêcheurs font bon ménage avec résidences balnéaires et longues plages de vacanciers.<br /><br />


Nous nous concentrâmes sur la criée, son activité, ses visites et Nicolas rencontra un des responsables de l’association « Au Gré des Vents », très dynamique à La Turballe. Celle-ci préserve et met en lumière le patrimoine maritime de La Turballe. Elle propose toute une gamme d’animations et de visites comme la visite du chalutier « Au Gré des Vents », des ateliers de matelotage, des ateliers de charpentier de marine, des balades commentées pour mieux connaître le port ou le bourg…<br /><br />

  
Le soleil et la chaleur commencent à être des compagnons de route quelque peu oppressants mais nous nous réconciliâmes lors d’un bon bain de mer rafraîchissant sur la plage des Breton.<br /><br />


Adrien passa une bonne partie de la journée à se badigeonner de crème solaire car notre petit blond commence à ressembler à une écrevisse en maillot de bain... Pendant ce temps, Nicolas peaufina son bronzage et sa demarche athlétique pour être fin prêt à débarquer à La Baule.<br />
 
Plus sérieusement, nous eûmes la chance de rencontrer de très bons interlocuteurs comme Hugues Hervy, un des derniers sculpteurs de demi coques de bateaux mais également des pêcheurs, un historien et de nombreux fins connaisseurs des bistrots turballais…<br /><br />



Le moral est au beau fixe, nous continuons notre périple sans mollir et jetons bientôt l’ancre au port du Pouliguen et la très prisée promenade de la Baule. L’été est maintenant bien présent et les hordes de vacanciers qu’il nous amène rend notre travail de plus en plus délicat. <br /><br />




<strong> Petit extrait de la rubrique Visitez de La Turballe :</strong><br /><br />




<strong>Site Naturel de Pen-Bron :</strong> <br /><br />


On apprécie La Turballe pour ses quais animés où débordent casiers et bacs de poissons mais aussi pour ses longues plages de sables fins et ses petites criques recouvertes de coquillages. <br /><br />


Au Sud du port s’étire en effet un immense cordon dunaire dont les plages des Bretons, de la Croix de l’Anse et de la Grande Falaise se figent sous les coups de butoir d’une mer d’un bleu transparent. On aperçoit au loin les cimes touffues de pins maritimes : il s’agit du site naturel protégé de Pen-Bron dont les arbres furent plantés afin de limiter l’ensablement des terres (Cf Visitez Piriac-Sur-Mer). D’importants travaux d’aménagement sont prévus pour ouvrir des sentiers pédestres à travers les dunes qui aujourd’hui ne sont accessibles que par la route ou la plage naturiste de Pen-Bron. De part la superposition de dunes mobiles, fixes et boisées, le site de Pen-Bron présente une diversité de milieux naturels colonisés par une faune et une flore spécifiques réjouissant botanistes et ornithologues. <br />
<br />

Si l’on décide de s’aventurer au Nord du port, en direction de Piriac-Sur-Mer, on rencontrera de ravissantes petites criques, isolées derrière les massifs de rochers. Les plages de la Bastille, de Ker-Elisabeth, de Port Creux et de Belmont se couvrent à marée basse de pêcheurs, accroupis au dessus des mares vertes et brillantes, à la recherche de coquillages, de crevettes, de bigorneaux ou d’étrilles. <br /><br />


<br />
<br />


Les Bourlingueurs, fidèles aux ports...<br />
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</item>
<item rdf:about="http://www.lebourlingueur.com/blog/index.php?2006/07/05/65-piriac-sur-mer">
  <title>Piriac-sur-Mer</title>
  <link>http://www.lebourlingueur.com/blog/index.php?2006/07/05/65-piriac-sur-mer</link>
  <dc:date>2006-07-05T16:34:35+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>olivier</dc:creator>
  <dc:subject>La Côte d'Amour</dc:subject>
  <description>La plage, le soleil, la coupe du monde, les filles, et le TRAVAIL....</description>
  <content:encoded><![CDATA[La plage, le soleil, la coupe du monde, les filles, et le TRAVAIL.... Au Sud de l’estuaire envasé de la Vilaine s’ouvre la côte d’Amour, réputée pour son tourisme balnéaire, ses odeurs de crème solaire, ses longues plages de sable blond où se prélassent les jeunes en maillot de bain qui s’entêtent à aborder les pin-up bronzées. <br /><br />


Piriac semble tout de même échapper à ces invasions estivales et nous fûmes agréablement surpris de découvrir les couleurs exquises de ce petit village de vacances, héraut des charmes sucrés de l’Atlantique.
S’il est délicieux de flâner et de se perdre dans les ruelles, on aime aussi  à s’arrêter, un moment, pour bavarder sur le fameux « cutoir » (petit muret le long du port), là même où les femmes attendaient en tricotant les retours de pêche.
Une journée nous suffit pour récolter nos précieuses informations et rédiger nos articles à <strong>l’hôtel de la Plage</strong> où nous fûmes très bien accueillis et dont voici l’article :<br /><br />



<strong>Hôtel de la Plage</strong> : 2 place du Lehn, 02 40 23 50 05.<br /><br />


C’est étrange comme l’on peut s’attacher à certains endroits, sans raison apparente ni explication rationnelle. Peut-être s’agit-il du sourire simple et tranquille de Jeanne Marie, de ces vieux briscards attablés autour d’un ballon de rouge, le béret affaissé jusqu’aux sourcils et camouflant un regard malicieux, ou alors est-ce tout simplement cette grande bâtisse du début du siècle qui entraperçoit les reflets satinés de la mer ? Plus sérieusement, on s’y sent bien, les chambres au joli teint fleuri  sont propres et très calmes et certaines ont récemment fait l’objet de rénovations.<br /><br />



Autre rencontre plutôt sportive, Jean Michel, le patron de la fameuse crêperie <strong>La Comère</strong>, qui au cours de l’interview (à 11h du matin) m’offrit  4 ballons de muscadet… J’ai alors pris connaissance d’une devise de Jean Gabin qui lui est chère : 
« Je boirai du lait quand les vaches mangeront du raisin ». Et je pense ne pas me tromper en affirmant que les vaches ne mangent toujours pas de raisin…<br /><br />


Il m’a de plus fait part de quelques anecdotes plus ou moins farfelues comme celle des « couseuses de culs de rats ». <br /><br />

Les anciennes conserveries de Piriac grouillaient en effet de rats répugnants qui ravageaient les stocks de poissons. Les pêcheurs, perplexes, ne pouvaient introduire de chats, ces derniers préférant bien évidemment manger les sardines plutôt que d’ignobles rongeurs. Il ne fallait pas seulement les tuer mais les faire fuir à jamais…<br />
Quelques femmes ouvrières ingénieuses et bonnes couturières, décidèrent de coudre l’anus de ces pauvres bêtes qui étaient alors incapables d’évacuer leurs excréments. Pris de cris et de souffrances atroces, ils effrayèrent leurs congénères bien portants qui s’enfuirent à jamais des conserveries. <br /><br />


Jean-Michel nous mis également en relation avec son père, Roland, qui allait quelques jours plus tard au Croisic nous embaucher comme matelot sur son 2 mâts <strong>Le Relax</strong> pour une mémorable croisière sur l’île de Hoëdic. <br /><br />



Cette magnifique journée à Piriac-sur-Mer se conclut par la promenade de la Pointe de Castelli, ballade que nous recommandons vivement aux plaisanciers et dont voici l’article :<br /><br />



<strong>Circuit de la Pointe de Castelli jusqu’au Vieux Lérat</strong> :<br /><br />



Le sentier du Castelli (balisage jaune) vous permettra de découvrir les criques et falaises de la Côte d’Amour que la mer caresse, embrasse, grignote puis délaisse jusqu’à la prochaine marée. <br />

Dirigez-vous depuis le port jusqu’à la plage Saint Michel située derrière l’Office de Tourisme puis continuez le long du bord de mer jusqu’à la plage du Closio. Il vous faudra ensuite pénétrer dans les ruelles de Piriac via la rue du Closio puis la rue de Chatosseau afin de gagner le sentier côtier dont une partie (autour du Sémaphore) est fermée au public pour des raisons de sécurité. Dépassez le petit parking et la discothèque Castelli (02 40 23 50 03) pour déboucher sur le sentier et ses plages bariolées de sable jaune, gris et ocre où s’agrippent des rochers  noircis par les moules. Le chemin serpente au-dessus de falaises blanchâtres, limées par le vent et rincées par la mer qui en profite pour se faufiler jusqu’au plus profond des grottes  percées dans la roche. Derrière la côte du Poulaire et la plage de Port Bichet vous rencontrerez le légendaire tombeau d’Almanzor. Le mythe raconte que la lourde pierre de granite renfermerait le corps du Seigneur de Lauvergnac, nommé Almanzor, qui se serait échoué lors d’une violente tempête à son retour de croisade en Terre Sainte. <br />

Si vous tendez votre regard vers le large, peut-être observerez-vous les îles de Houat et Hoëdic ainsi que l’île Dumet, seule île de la Loire Atlantique. Dépassez ensuite la plage de Port Lorec, du Grand Lanroué et du Petit Lanroué. Quelques ibis sacrés (oiseaux vénérés par les Egyptiens comme une incarnation du Dieu Thot, divinité du Savoir) fouillent de leur long bec noir les mares creusées dans les rochers à la recherche de petits poissons et crustacés. Quelques couples de ces oiseaux se seraient échappés il y a une quinzaine d’années du zoo de Branféré pour coloniser aujourd’hui, de manière préoccupante, les côtes de notre littoral. La promenade se termine par les plages du Port Creux et Port Georges et débouche sur l’anse de Lérat, ravissant port d’échouage.
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Nous remballâmes nos cahiers, stylos et ordi ; un peu d’ordre dans le combi et c’est reparti pour la Turballe qui parait-il est le premier port français de pêche aux poissons bleus (maquereaux, sardines, anchois,…). 


« Home is still where we park… »

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Les Bourlingueurs, fidèles aux ports...<br />
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